J’aime lire

Je fais partie d’une bibliofilles.

Le concept : se retrouver une fois par mois pour une soirée, filles,  où l’on partage, il est vrai, autant de ragots que de livres, autour de quiches et de bouteilles de rouge.

Souvent moquées par ces messieurs, je pense en fait qu’ils nous jalousent ces soirées hautement intellectuelles au cours desquelles, entre deux critiques littéraires poussées (oui oui) nous nous autorisons quelques fous rires et discussions futiles.

Alors, comme les vacances de Noël sont surtout synonyme de repas gargantuesques et siestes au coin du feu, voici quelques bons livres pour vous faire oublier le manque de neige.

Nous classons, à la biblio, nos livres en catégories que je vais reprendre ici.

Les classiques, pas besoin de définition, il faut en avoir lu une bonne partie avant de mourir. Quelques exemples :

  • Kessel : La main du miracle (pourrait être classé en poteau également, dévoré en 3 jours) sincèrement, outre le fait qu’il est extrêmement bien écrit, ce bouquin nous plonge dans la faiblesse d’un des pires bourreaux du IIIème Reich. Il rendrait presque Himmler sympathique si ça n’était pas un roman mais une histoire tristement bien réelle.
  • Les amants du Tage, toujours Kessel, 2 jours pour une petite histoire d’amour triste et belle.
  • Raspail : l’Anneau du Pécheur

Le bouquin poteau : ça, c’est le bouquin qu’on n’arrive pas à lâcher quand on sort du train ou du métro ( un peu comme les citadins et leurs téléphones ) celui qui nous fait foncer droit dans le poteau ou dans l’échelle de celui qui pose les nouvelles pubs dans le métro et se marre en vous voyant arriver ( ça sent le vécu).livre

  • L’amie prodigieuse, de Elena Ferrante, l’histoire simple d’une amitié extraordinaire dans le Naples d’après guerre, entre pauvreté et boom économique, sensibilité et violence de l’enfance.
  • Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une, tout est dans le titre ! Pour tous ceux qui sont atteint de routinite aiguë et voudraient en sortir par eux même. Acheté, dévoré, partagé, même monsieur mari l’a lu en moins d’une semaine et validé.
  • Un caillou dans la chaussure, de Matthieu Tazo, très bonne surprise, l’histoire d’un parisien bureaucrate qui retourne dans son village d’enfance et se présente aux élections municipales, rouvrant l’enquête d’un meurtre qu’il a lui même commis dans sa jeunesse. Comment s’en sortira t il? On se marre.
  • Aphrodites et Vielles dentelles, je l’ai commencé cette nuit (oui je venais de finir la Main du Miracle et même si j’avais besoin de dormir je n’en avais pas envie) j’ai failli continuer jusqu’à la Défense pour avoir un peu plus de temps avec ses deux jeunes filles de 70 ans et leur vie bien déréglée depuis l’arrivée de leur nouveau voisin, mais j’étais suffisamment en retard, j’ai donc arrêté aux Sablons en me disant que ce soit je prendrai le bus pour avoir plus de temps !

Le bouquin chiottes : c’est le bouquin facile à lire, rarement de la grande littérature, il se lit vite, s’oublie vite aussi parfois, souvent acheté à la va vite en kiosque ou en gare, on en rigole et on est content de l’avoir lu. Et finalement on se le passe car il est pas mal pour un poche dégoté au Relay du Creusot.demain

  • Demain j’arrête, de Gilles Legardinier, le petit poche acheté en gare, qu’on file à la biblio pour celles qui vont prendre le train. On s’identifie rapidement à cette trentenaire célibataire, dans son petit appartement parisien, prise entre sa vie de quartier bien installée et son nouveau voisin qui devient vite une obsession. C’est drôle, ça change les idées et ça se lit très vite, entre les chiottes et le salon !
  • Demain est un autre jour, l’histoire d’une minette comme vous et moi (jusqu’au 20/06/2015) qui travaille et vit avec sa mère et se retrouve complètement dépitée après la mort de cette dernière, quand le notaire lui annonce qu’elle n’a rien. Peanuts ! La direction de l’empire cosmétique revient à sa belle sœur (euh, inutile de préciser comment on aurait réagi à sa place ) etc etc…Elle n’obtient du notaire qu’une lettre, et encore, une liste, écrite de sa main d’adolescente il y a fort longtemps, décrivant ses rêves et ses « quand je serai grande je serai… »Qu’en a t elle fait ? Sa mère qui l’a connaît bien, lui pose un défi, réaliser ses rêves (bien sur elle a pris soin de rayer les désirs fous fous irréalistes comme élever des chèvres roses dans le larzac) et obtenir son héritage. Ce livre est un bijou qui poussera peut être les plus téméraires d’entre vous à vivre leurs rêves!
  • La liste de mes envie, de Gregoire Delacourt, jolie petite histoire d’une mercière d’Arras qui gagne au loto et ne le dis pas, par peur de perdre peut-être le plus important, l’amour. D’accord, ça sonne culcul, et ça l’est peut-être un peu, mais c’est amusant, frais et se lit plus vite que la musique.

Voilà, c’est un petit extrait, mais ça peut donner des idées.

Depuis, on a eu 2 biblios…

  • Le nouveau nom, la suite… on s’attache cruellement à Léna, on est agacé et ému par Lila, je l’ai dévoré, et c’est la première fois que je suis aussi impatiente que le 3ème tome sorte…
  • La fille du train, de Paula Hawkins, j’ai mis un peu de temps à plonger dans l’histoire, mais une fois qu’on y est, on en sort pas facilement. Ca vire à l’obsession, comme celle du personnage principal, on traitorous meme dans certaines scènes pouvoir intervenir et lui dire « Stop ! Non non non  » et on se demande comme fait elle pour se mettre dans des situations pareilles.
  • Babylone, de Yasmina Reza? Oui mais non. Oui car le polar frise le burlesque et qu’on ne s’y attend pas toujours. Non car il y a des longueurs, ou plutôt des sautes d’humeur de l’auteur qui nous emmène parfois là où l’on ne comprend pas. Mais oui car cette histoire de voisins qui commencent à s’apprivoiser pour finir ensemble au poste est bien ficelé et qu’on imagine très bien les personnages sur scène !
  • Chanson Douce, de Leila Slimani. 2 soirs et 35 minutes de métro, c’est le temps qu’il m’a fallu pour venir à bout de ce roman dramatique et vraiment très bien écrit. Quel talent ! Je suis entrée dans la vie de cette famille, j’ai admiré la nounou quelques pages, avant qu’elle m’envahisse, m’étouffe, et finalement finisse par me faire peur. Les pleurs étaient restés sur les premières pages, qui décrivent la scène de crime, les enfants gisant au sol, les tapis maculés de sang, la nounou poignets tailladés…A lire !

Et je viens d’acheter … Celle qui fuit celle qui reste, j’ai hate de prendre le métro ! 

 

 

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Categories: A faire, Non classé